Atelier "manuRéva". Un rêve qui devient réalité.

Manu (1).JPGAprès avoir travaillé dans la presse quotidienne et régionale pendant presque 25 ans, Manu a tout plaqué pour réaliser son rêve.

L'atelier manuRéva crée et produit des objets de décoration et du petit mobilier à partir de pièces de récupération. Des meubles revisités, des objets détournés, des pièces uniques et originales.

La récupération peut aussi être chic et glamour !

Une belle histoire qui commence et qui s’explique…

Pourquoi tout quitter et reprendre à zéro ?

Après 25 ans dans le même boulot, j'avais envie de changer d'air. J’ai eu l'impression que j'avais fait le tour de tout ce que je pouvais apporter à mon travail et, surtout de ce que lui, pouvait m'apporter. Vendre de la publicité n'est pas facile tous les jours.

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La première question qui m'est venue, c'est que faire après ? J'ai reçu l'aide de ma meilleure amie, que je connais depuis toujours. Celle-ci m'a dit de transformer mon hobby en travail à plein temps. Il est vrai que je bricole sur des meubles et autres objets de décoration depuis quelques temps déjà et j'ai toujours aimé ça. C'est elle aussi qui m'a toujours appelée « manuRéva », donc le nom de l'atelier était tout trouvé.

J’ai commencé par quelques pièces mises en dépôt dans une galerie andennaise bien connue, pièces qui se sont vendues facilement. Une exposition, avec d’autres artisans, dans la même galerie a également reçu de très bons échos. J’arrivais à un moment de ma vie ou tout se mettait à changer. Ma propriétaire voulait récupérer sa maison et je voulais changer de métier. Donc, je pars à la recherche d’une maison où je pourrais installer mon atelier et vivre tous les jours. J’ai donc trouvé ce bâtiment inoccupé depuis 10 ans et où il y avait énormément de travail. J’avais la place nécessaire et la propriétaire a cru en mon projet. Voilà, ma décision était prise !

atelier,andenne,récupération,meubles,papillonsEn juin, je suis passée par JOB’IN, qui est une ASBL travaillant, via le plan Marchal est reconnue par l’Europe et le Région Wallonne, et qui aide à la création d’entreprises. C’était un dossier très ardu et très compliqué à composer car, au bout, il y a une bourse qui n’est donnée que si le projet tient vraiment bien la route et si la personne impliquée est vraiment très motivée.

J’ai donc présenté mon dossier le mercredi et la réponse est arrivée le jeudi. je suis donc entrée « en couveuse entreprise » le jour même et l’atelier ouvrait ses portes le vendredi suivant. J’étais tellement motivée que, même si je n’avais pas eu d’aide, je pense que j’aurais essayé sur fonds propres. Cela aurait été moins évident mais j’aurais tenté le coup. J’ai, maintenant, deux fois six mois de travail à temps plein pour faire mes preuves. Mais je vais être aidée et suivie par l’ASBL qui pourra me renseigner à tout moment.

Comment organises-tu ton travail ?

Je récupère beaucoup de mobilier destiné aux parcs à conteneurs, dans des vides greniers, dans les poubelles et partout où je peux trouver un potentiel pour mon entreprise. J’essaye que la matière première me coûte le moins possible car c’est surtout ma main d’œuvre et ma créativité qui font la plus-value de mes pièces. Les idées viennent d’après les pièces trouvées, les tissus, les couleurs, etc… Il m’a même été demandé, lors des journées de l’artisan, d’être conseillère en décoration car ce qui se dégage de mes pièces a une atmosphère très particulière. C'est encourageant d'entendre ce genre de chose. J’ai même la possibilité de travailler pour un restaurateur qui veut changer le cadre et la décoration de son établissement. Autre de mes spécialités: la mise en scène de papillons que j’adore faire depuis plusieurs années déjà. Je me promenais, il y a quelques temps, dans les rues de Bruxelles et j’ai pu voir un globe avec un montage de six papillons qui était vendu à un prix de fou. Je me suis dit que je pourrais faire mieux pour moins cher et j’ai attrapé la balle au bond. Effectivement, j’arrive à faire de très beaux montages de papillons pour un prix qui n’a rien à voir avec les prix pratiqués dans la capitale et, en plus, ça se vend très bien !

atelier,andenne,récupération,meubles,papillonsPourquoi être venue dans ce quartier ?

C’est vrai que c’est un quartier où il y avait beaucoup de commerces il y a quelques années et qui, maintenant, n’est plus qu’un lieu de passage. La première raison pour laquelle je suis venue dans ce quartier, c’est, bien sûr, l’opportunité de la location du bâtiment car je cherchais tout d’abord un endroit pour mettre mon atelier et s’il y avait une vitrine, c’était tant mieux ! Ici, il y a même deux vitrines où je peux exposer une partie de mon travail. Et il y a aussi la convivialité de ce quartier que j’ai découvert depuis que j’ai commencé les travaux d’aménagement. Pas un jour ne se passait sans qu’il y ait un voisin ou l’autre qui frappe à la vitrine en me souhaitant bon courage et beaucoup de réussite dans mon projet. Je suis super contente d’être ici et je trouve que mes activités s’intègrent bien dans le quartier. Il y a de jolies maisons, des gens généreux, du partage ; c’est un vieux quartier où tout le monde se connaît et qui ne demande qu’à revivre. Tout ceci fait aussi partie de ma nouvelle vie. La récupération, c’est la même chose. On part d’un objet existant et on le magnifie. L’éternel recommencement. Et si je pouvais contribuer à redynamiser ce quartier, ce serait vraiment très chouette pour moi.

 Rue Léon Simon, 22

 5300         Andenne

0475/67.03.12

 

Commentaires

  • Chère Emmanuelle, toutes mes félicitations, tu es enfin arrivée à tes rêves.Quand j'en aurais l'occasion,je pesserais... on ne sait jamais, tu peux être présente. Janine, peinture sur porcelaine.... (journée porte ouverte, si tu t'en souviens). AMITIES

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